| Appel à communications, Colloque « Histoire(s) de la santé au travail », 25-26 septembre 2008 |
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Colloque « Histoire(s) de la santé au travail » Les mutations intervenues dans les systèmes de production et les marchés du travail ont favorisé un regain d’intérêt pour les questions de santé et de sécurité au travail. Des travaux de recherche nouveaux ont porté sur les décès dus à l’amiante et à la silicose, l’augmentation du nombre d’accidents du travail, des cancers professionnels, des TMS, etc. Toutefois, la plupart de ces études portent sur la période la plus contemporaine. En favorisant une approche historique des questions de santé au travail depuis la fin du XVIIIe siècle, le colloque propose d’inscrire ces questions dans une perspective longue, dans des contextes historiques différents et dans une comparaison internationale. Il entend contribuer à dégager les continuités et les mutations dans les représentations et les stratégies des acteurs, à repérer les spécificités nationales et les convergences internationales. Il invite à rendre compte de la diversité des approches et des échelles de la santé au travail (histoire institutionnelle, analyse du jeu des acteurs, biographies individuelles et collectives, etc.).
Le colloque entend rapporter les questions de santé professionnelle aux
contextes économiques et sociaux, aux modes d’organisation du travail
et aux systèmes de protection sociale.
Conjoncture globale. Comment
expliquer les fluctuations des problèmes de santé au travail en nombre
et en gravité ? Quels rapports établir entre ces variations des
chiffres de la santé au travail et les périodes de dépression ou de
croissance, et quelles explications apporter à ces phénomènes ?
Faut-il, par exemple, imputer une baisse des chiffres à une réduction
des risques d’accidents ou de maladies professionnelles ou au contraire
à une moindre attention aux situations à risque ? Inversement, une
augmentation des effectifs ayant des problèmes de santé est-elle un
effet direct de l’intensification du travail ou d'une meilleure prise
en compte des intérêts des travailleurs ?
Échelle sectorielle.
La santé au travail est à entendre à l’échelle sectorielle.
Observe-t-on une dégradation des conditions de travail dans les
industries en déclin (réduction des investissements, obsolescence des
équipements, ou compression des coûts) ? Les branches ou établissements
nouveaux bénéficient-ils de modes de production plus sûrs, ou
connaissent-ils au contraire des dangers inédits, facteurs de risques
inconnus ? Les conditions d’emploi. La santé au travail doit être également analysée au regard des politiques de gestion des entreprises et des relations sociales qui s’y construisent. Traversant les secteurs et les frontières nationales, les modes d'embauche, la composition différenciée de la main-d'œuvre (personnel non qualifié, jeunes, femmes, ruraux, immigrés), la rotation du personnel, la place accordée à la formation et au petit encadrement, etc., n’ont-ils pas des effets discriminants en matière de santé au travail ? Les disparités au sein d’un même secteur ou d’un même espace national invitent à s’interroger sur le lien entre santé au travail et performances économiques. À cet égard, le recours à l’intérim ou aux contrats précaires, à la sous-traitance sont-ils des facteurs de risque accru ? A l’inverse, les marchés internes seraient-ils plus protecteurs pour la santé de leurs salariés ? Les modalités d'expression des salariés (force et attitudes des organisations syndicales, syndicalisme décentralisé ou centralisé, importance des marges de manœuvre dont disposent salariés dans le déroulement de leur activité professionnelle, etc.) appellent une attention particulière.
2.Connaissance, reconnaissance et réparation des pathologies professionnelles Les processus de reconnaissance et de réparation des pathologies et inaptitudes d'origine professionnelle entremêlent, sur des échelles variables, controverses scientifiques et mobilisations sociales ou politiques. Leur connaissance ne peut s’en tenir aux textes, elle passe aussi par l’étude des usages qui sont faits des règles et des dispositifs.
Deux types de participation au colloque sont proposés : des communications de type classique et des contributions de portée plus limitée devant donner lieu à des synthèses par thème au sein de chaque axe. Les propositions de communication doivent s'inscrire dans un ou plusieurs des thèmes développés ci-dessus; elles comporteront le titre et un résumé (une page au maximum avec bibliographie) de la communication. Ces propositions doivent parvenir avant le 6 mars 2008 par voie électronique (sous format .rtf et .doc) au secrétariat scientifique du colloque: Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Sélection des communications : mi-avril 2008 Envoi des communications écrites avant le 30 août 2008 Les propositions d'intervention à propos d'un, plusieurs ou tous les thèmes ci-dessus doivent parvenir, sous la forme d'un résumé succinct par thème, avant le 15 mai 2008, par voie électronique (sous format .rtf et .doc) ) au secrétariat scientifique du colloque: Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Envoi du texte des interventions avant le 30 août 2008 Pour le Groupe d’Histoire Travail et Santé, le comité d’organisation : Anne-Sophie Bruno (U. Paris X) Eric Geerkens (U. Liège) Françoise Fortunet (U. Bourgogne) Nicolas Hatzfeld (U. Evry) Catherine Omnès (U. Versailles St-Q-en-Y) |